Le Kaluki se pratique avec 106 cartes, c'est-à-dire 2 jeux de 54 cartes plus 2 jokers. On distribue 13 cartes à chaque joueur.

Le joker peut remplacer n’importe quelle carte manquante. Lorsqu’il est utilisé dans une combinaison, le joker prend la valeur de la carte qu’il remplace. Le joueur qui reste avec un joker en main à la fin d’une partie a 25 points de pénalité.
Le reste des cartes est placée face contre la table et forme la pioche. La première carte de la pioche est retournée et placée à côte pour former la défausse.
Un tour de rami se décompose en 3 temps :
Si la pile de la pioche se termine, les cartes de la défausse sont mélangées pour constituer la nouvelle pioche. La dernière carte jetée par le dernier joueur à avoir pioché constituera la première carte de la nouvelle défausse.
Lorsqu’un joueur qui a atteint 51 points a étalé une partie de son jeu, il lui faut encore se débarrasser des cartes restantes en formant des combinaisons ou en utilisant celles qui sont étalées, les siennes ou celles des autres joueurs. C’est ce qu’on appelle le ‘building’ (du terme anglais ‘construction’).
Les joueurs peuvent compléter des brelans (set) ou des suites de cartes consécutives (run). Une suite qui contient un joker ne peut figurer une seconde fois sur la table. Le Joker peut se substituer à n’importe quelle carte.
Lorsqu’une série de cartes (set) contient un joker celui-ci pour être récupéré doit être remplacé par les 2 cartes manquantes (dans le cas d’un brelan). Par exemple si la combinaison 

se trouve sur la table, le joueur qui veut prendre le joker devra le remplacer par les 2 cartes manquantes, 
.Si par contre la combinaison originale comprend 10-10-10-Joker, le joker ne peut plus être récupéré.
Si un brelan est constitué de 2 jokers, un joueur qui possède 2 des cartes manquantes peut les étaler et prendre l’un des jokers. La série restante devient alors une séquence de 4 cartes composée d’un joker qu’il n’est plus possible de récupérer.
Si une suite de 3 cartes consécutives (run) contient un joker, le joueur qui possède la carte remplacée par le joker peut la remplacer et récupérer le joker pour le réutiliser.
En dehors des cas décrits ci-dessus dans lesquels des cartes sont substituées aux jokers, les combinaisons de cartes ne peuvent jamais être modifiées mais seulement complétées à leurs extrémités.
Le coup qui consiste pour un joueur à étaler l’ensemble de ses cartes en une fois est appelé la sortie Kaluki (Going Kaluki). Les autres joueurs de la table ont alors 25 points de pénalités additionnels qui s’ajoutent aux points qu’ils ont encore en main.
Remarque – Au Rami, toute sortie (l’étalage de toutes ses cartes) nécessite une défausse.
Remarque – dans la version Kaluki la partie se termine au moment ou le premier joueur n’a plus de carte en main. A ce moment précis, les autres joueurs n’ont plus la possibilité d’étaler leurs cartes ou de se débarrasser de certaines de leurs cartes en exploitant des combinaisons déjà étalées sur la table.
Points de pénalité
Le joueur gagnant remporte en général 75% du pot, 25% étant distribué au reste des joueurs. Les pourcentages des autres joueurs sont calculés en proportion de leurs points par rapport au gagnant tant qu’ils ont moins de 100 points de pénalité.